​Ave­nir des paie­ments directs agri­coles : les chan­ge­ments vont dans la bonne direc­tion, mais des ques­tions sub­sistent

eco­no­mie­suisse salue la déci­sion du Conseil fédé­ral d’axer davan­tage le sys­tème des paie­ments directs sur les per­for­mances du sec­teur. Le sys­tème actuel ren­ferme des inef­fi­ciences mani­festes qu’il convient de sup­pri­mer. Ce chan­ge­ment aura pour effet d’aug­men­ter les contri­bu­tions en faveur des agri­cul­teurs de mon­tagne aux dépens des agri­cul­teurs de plaine. La Fédé­ra­tion des entre­prises suisse sou­tient cet objec­tif, car à l’heure actuelle le sys­tème indem­nise trop peu les pres­ta­tions éco­lo­giques et d’in­té­rêt géné­ral dans les régions de mon­tagne.
Mal­gré ces aspects posi­tifs, eco­no­mieuissse émet plu­sieurs cri­tiques à l’égard du rap­port. La Confé­dé­ra­tion, d’évi­dence pour des rai­sons poli­tiques, main­tient le mon­tant glo­bal des contri­bu­tions en faveur de l’agri­cul­ture ces pro­chaines années. Aussi long­temps que la garan­tie du revenu et la défense des acquis res­te­ront prio­ri­taires, les inef­fi­ciences actuelles du sys­tème des paie­ments directs sub­sis­te­ront. Pour inver­ser la ten­dance, il fau­drait don­ner plus d’im­por­tance à la réa­li­sa­tion des objec­tifs.

Au cours des débats poli­tiques, il convien­dra en par­ti­cu­lier de faire des conces­sions sup­plé­men­taires et d’évi­ter la sup­pres­sion des contri­bu­tions pré­vues en faveur de l’adap­ta­tion des struc­tures. C’est le seul ins­tru­ment du sys­tème qui soit flexible et per­mette de mieux tenir compte des objec­tifs.